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Première moitié du XXe siècle

Mairie

En 1901, Fourqueux compte 100 feux (environ 450 habitants). Sa population n’a guère augmenté depuis le XIIIe siècle, où la commune comptabilisait 80 feux (environ 400 habitants).

Ses habitants sont des paysans travaillant la terre, des artisans exerçant un métier en rapport direct avec l’agriculture (tonnelier, maréchal ferrant, charretier, bourrelier…). La plupart d’entre eux se déplacent à pied ou en charrette. A l’époque, la commune a l’apparence tranquille d’un petit patelin rural. Ses habitations sont constituées pour l’essentiel de corps de ferme. L’activité se développe autour de l’église, véritable épicentre du village, mais aussi le long de la « Grande rue », qui court depuis la Croix rouge jusqu’à la porte de Fourqueux, à hauteur du cèdre. Dans tout le village, on peut entendre le bruit mat des battoirs sur le linge, provenant du lavoir. A l’automne, c’est l’alambic qui devient le centre d’intérêt. Il y a peu de boutiques.  On trouve un cordonnier, un épicier, une blanchisseuse, un marchand de vin...

Pour ses besoins en produits de consommation, la population dépend de commerçants itinérants, qui desservent plusieurs communes. Il n’y a pas de boulangerie. Pour acheter du pain, il faut se rendre à la mairie ou chez le boulanger de Mareil-Marly. Cela dit, les lieux de convivialité existent : au début du siècle, trois cafés (dont celui de la croix rouge, qui existe toujours) et une hostellerie sont installés à Fourqueux.

Durant la première moitié du XXe siècle, Fourqueux se distingue par l’étendue et la diversité de ses exploitations. L’agriculture compte de nombreux vergers : des pruniers, des pommiers et des poiriers.

Dans les années 1920-1930, les framboisiers, les groseilliers, les cassis et les fraisiers donnent de très bonnes récoltes. On va jusqu’aux Halles pour livrer les fruits et les légumes. Beaucoup de familles rurales cultivent des pommes de terre, des navets et des crosnes. On trouve aussi, dans les hauteurs du village, des vignes, qui seront décimées par le phylloxera, avant d’être remplacées par des cultures d’asperges.

Ecole Saint Germain (Agrandir l'image). Ecole Saint Germain

Pendant que les adultes travaillent dans les champs, les enfants vont à l’école publique, située rue de Saint-Germain. Les petits ont classe dans la « garderie », sorte de cabanon de bois installé dans la cour de l’école ; les grands suivent leurs cours entre les murs en meulière de l’école. En hiver, chacun doit apporter son petit fagot de bois pour chauffer le poêle de la classe. A l’époque la cour de récréation est partagée en deux : une partie pour les garçons, l’autre pour les filles. Ce n’est qu’en 1932 que débute la construction d’une école rue Carnot, laquelle sera achevée en 1939.

La mairie, qui jusqu’en 1939 était située place Victor Hugo, récupère alors les locaux de l’ancienne école (ceux-ci seront agrandis en 1970). Ces changements ont été effectués sous les mandats des maires Raymond Etienne (1929-1935), Lucien Rémignac (1935-1937) et Henri Marret (1937-1944), lequel dut faire face aux difficultés de la guerre.     

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